À regrets, j'ai préféré quitter le blog collectif sur lequel je faisais mon quilt en log cabin, pour des motifs que je ne développerai pas ici. Mais je n'ai pas abandonné mon ouvrage, bien au contraire. J'y prend même plus de plaisir que je ne l'aurais cru au départ.

D'ailleurs, voici six blocs supplémentaires cousus en début d'après-midi, vivent les jours fériés !

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 À la machine et à la chaîne, c'est vraiment ultra rapide: une heure trente montre en main !

Onze blocs, cela fait déjà presque le tiers de mon quilt; la disposition en moulins s'impose de plus en plus:

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Et grâce à Béa, championne de patchwork machine et savante mathématicienne, je sais maintenant que je pourrai sans difficulté aller jusqu'à trente-six blocs avec mon stock de tissus.

Allez voir son avancée – elle a presque fini son premier projet – et prenez le temps de vous balader dans sa botte de foin, pour voir les deux autres versions de log cabin qu'elle mijote; vous allez vous régaler.

D'autres projets, tous très différents également, chez Biscotte (je t'avais oubliée, mille excuses!)  Catherine, Cathy, Cocotte et Garigo.

Et maintenant, un petit jeu sous la forme d'une devinette: savez-vous qui est cette dame ? 

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Non, ce n'est pas un auteur britannique de romans policiers!

Une autre photo quand elle était plus jeune, est-ce que cette fois son visage vous dit quelque chose ?

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 Toujours pas ? Bon, et là, comme ça, vous la reconnaissez ? 

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Désolée si celles qui suivaient mon chariot 43 trouvent que je radote...  Mais après tout, c'est le propre de la quilteuse de faire du neuf avec du vieux, non ?

Pourquoi vous parler de Laura Ingalls Wilder ? Parce que j'ai reçu toute la série de "La Petite Maison dans la Prairie" pour le Noël de mes dix ans, et que je les ai lus et relus inlassablement depuis, avec le même plaisir.

Bien loin de la série télé à l'eau de rose, Laura y raconte leur rude vie de pionniers: la cabane de rondins ou de planches, les hivers à - 40° C, les tornades de l'été, les crues du printemps, les invasions de sauterelles, les multiples déménagements avant de se fixer dans le Dakota, les démêlés avec Nelly Oleson...

Elle évoque sa première poupée, un épi de maïs enveloppé d'un mouchoir, qui devait ressembler à celles vues chez Rêve de Fil il y a quelques jours !

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Les séances de couture tenaient une grande place dans la vie quotidienne et sont très présentes dans ses souvenirs: couleurs des tissus, forme des boutons, détails des galons... Et bien sûr, la confection des courtepointes en patchwork !

Marie cousait une courtepointe en neuf morceaux -dixit les traductrices- et je trouvais, du haut de mes dix ans, qu'elle ne se foulait pas beaucoup: coudre neuf pièces ensemble, c'est vite fait, non?

Quant à Laura, elle faisait une courtepointe à motif de patte d'ours, que j'imaginais un peu comme ça: 

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J'ai mieux compris dix ans après, en achetant mes premiers livres de patchwork, pourquoi les coutures en biais étaient délicates à réaliser...

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Puis Marie est remontée dans mon estime avec ma découverte du Nine Patch ! 

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Depuis, j'ai même eu l'occasion de rencontrer cette charmante peste de Nelly Oleson, mais c'est une autre histoire, que je vous ai déjà racontée là !

Pour mieux connaître la vraie histoire de Laura, c'est ici ou . 

Bon week-end,  

Muriel