Le Liebster Award de l'autre jour m'a donné une idée : on me demandait onze petits secrets sur mon compte, j'ai décidé de vous en dévoiler un. En effet, vous êtes nombreuses à me poser la question : comment est-ce que je fais pour mener plusieurs gros projets de front sans me retrouver avec des montagnes d’ouvrages oubliés dans tous les recoins de l’atelier?

Je vais vous livrer aujourd’hui mon petit secret!

Pour suivre le fil de mes nombreux en-cours – tout en alimentant régulièrement le blog – j’ai détourné une méthode d’organisation dont on entend parler un peu partout, et qui d’ailleurs me sauve également la vie au quotidien : le bullet journal.

Pour faire court, le fonctionnement tient en trois points :

  1. Noter tout dans un carnet unique
  2. Numéroter les pages et créer un index en début de carnet pour s’y retrouver facilement
  3. Ajouter des puces ou bullets pour contrôler l’avancement des tâches.

Concernant son utilisation dans la vie quotidienne, je vous invite à découvrir le principe plus en détails ici ou .

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Mais ce n’est pas de mon vrai bullet journal qu’il est question aujourd’hui. Celui qui nous intéresse, c’est mon bullet journal créatif :

bullet_journal_couvrages_fermé

Dans ce cahier tout simple*, se côtoient différentes choses : le calendrier éditorial du blog, des listes d’idées – pour les découvertes du weekend par exemple – et des pages dédiées à mes nombreux projets en cours ou à venir…

Comme je numérote les pages au fur et à mesure que je les remplis, je m’y retrouve aisément dans l’index. En plus il contient des intercalaires amovibles qui me permettent de séparer l’index, les pages déjà remplies et les pages encore vierges.

20170220_bullet_journal_ouvrages_index

 

Lorsque je me lance dans un nouvel ouvrage, je détaille aussi précisément que possible les différentes étapes : choisir mes tissus, imprimer les gabarits,  couper les pièces…  Jusqu’à la dernière étape qui consistera à coudre le biais de finition.

Devant chaque entrée, une petite case : c’est la puce – en anglais "bullet" – qui donne son nom au célèbre journal.

Quand l’étape est validée, on peut noircir la case. C’est très satisfaisant de mesurer l’avancement… Bon, évidemment la case "quilting" est toujours assez longue à se remplir!

20170227_bullet_journal_ouvrages_page1

 

Les petits bâtonnets pointent le nombre de blocs déjà cousus. Pour l’ouvrage patriotique, il me faut seize grands blocs et trente-six petits. 

20170227_bullet_journal_ouvrages_patriotique

Ça marche aussi pour la broderie... Vous remarquerez que finalement, j'ai zappé l'étape "surfiler la toile"!

20170227_BJ_ptX

En regard de certaines étapes, vous pouvez voir un drôle de petit symbole. Ce sont les étapes que je souhaite prendre en photo.  

L’hiver, il n’est pas toujours facile d’avoir une jolie lumière… Quand la météo et mon emploi du temps s’y prêtent, j’organise une séance de shooting pour plusieurs ouvrages. 

Quant au V&L, il me rappelle de rédiger une note de blog.

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Voilà, j’espère que cette longue note vous aura été utile. Si vous avez des questions, je me ferai un plaisir d’y répondre collectivement dans une prochaine note sur ce même sujet.

Mais pour conclure, je dois vous adresser une petite mise en garde : attention à la tentation du carnet idéal, des feutres de toutes les couleurs, des tampons, du washi-tape et j'en passe... Pour être efficace, ce carnet doit rester un simple outil fonctionnel, pas un objet d'art**!

 Bonne journée,

Muriel

 * On le trouve pour moins de 2€ dans les solderies.

** C'est vrai aussi pour le Bullet Journal classique, d'ailleurs!